Prévention

Agir en amont pour préserver et promouvoir la santé

Nos actions de prévention s’organisent autour de quatre axes complémentaires pour accompagner tous les publics vers une meilleure santé.

Ancrage et évolution d’un projet historique

Le projet Santé Jeunes, pilier du PSIP, se construit en étroite collaboration avec les acteurs de l’éducation des quartiers politiques de la ville de Saint-Martin-d’Hères : écoles, collèges, Programme de Réussite Éducative (PRE), APASE et santé scolaire.

4 grandes thématiques structurent aujourd’hui ce projet

Sensibilisation aux écrans

Déployé depuis 2017, ce projet évolue continuellement pour s’adapter aux besoins et réalités du terrain. Les interventions, destinées aux élèves de la Grande Section à la 6ème, sont co-construites avec les enseignants et s’appuient sur des outils adaptés à chaque âge.

En 2024, 68 interventions ont été menées en partenariat avec les éducateurs de l’APASE et les infirmières scolaires. La pertinence de nos actions est évaluée, notamment grâce à l’expertise de notre chargée de mission prévention et promotion de la santé.

Disponible pour répondre aux sollicitations extérieures le PSIP a pu être présent lors de trois événements locaux :

Stimulation du langage chez les 4 / 5 ans

Un projet innovant pour l’acquisition du langage des tout-petits

À l’automne 2023, interpellé par Blandine Vedrenne (orthophoniste) et Delphine Cordonnier (médecin généraliste et médecin des crèches publiques de Saint-Martin-d’Hères) sur la question de l’acquisition du langage chez les jeunes enfants, le PSIP a découvert qu’un projet porté par la ville de Grenoble correspondait en tous points à ses objectifs. Ce projet se distinguait par :

Souhaitant expérimenter ce modèle, nous avons collaboré étroitement avec le PRE et l’école maternelle Jeanne Labourbe. Nos objectifs étaient doubles :

1

Offrir aux enfants un cadre propice au développement de leur langage et identifier, le cas échéant, ceux nécessitant une prise en charge orthophonique.

2

Valider la faisabilité du projet pour qu’il puisse être repris par la ville de Saint-Martin-d’Hères et déployé plus largement via le PRE.

Pour concrétiser cette expérimentation, nous avons recruté Fanny Colnot-Breune, stagiaire en master de sciences du langage, ainsi que Manon Rich en tant qu’animatrice. Les ateliers ont débuté après les vacances d’hiver.

Après 20 ateliers et 3 rencontres parents-professionnels de santé, les résultats sont extrêmement positifs. Non seulement les parents ont modifié certaines pratiques délétères au développement langagier (comme l’utilisation d’applications de traduction pour parler à leur enfant), mais les parents ont également tissé des liens sociaux. Cela a permis aux enfants de se retrouver en dehors des ateliers, multipliant ainsi les occasions de communiquer.

L’évaluation par les professionnels (enseignants, animateurs, médecins et orthophonistes) est unanime : tant sur le plan organisationnel que sur son efficacité, le projet est un succès.

Présentés au conseil municipal en juin, ces résultats ont convaincu la ville, qui s’est engagée à animer les ateliers pour l’année scolaire 2025, avec un soutien du PSIP. Dès septembre, nous avons entamé la transition pour garantir une passation fluide et clarifier les rôles de chacun :

Enfin, nous profitons des derniers mois de l’année pour renforcer notre collaboration avec la PMI.

L’objectif : permettre aux enfants en difficulté* de bénéficier d’atelier de stimulation du langage.

*Résultats suite au test ERTL4 réalisé par la PMI.

Langage et petite enfance chez les 0 / 3 ans

Dans la continuité du projet sur la stimulation du langage, la nécessité de proposer un temps fort à destination des professionnels de la petite enfance s’est imposée. Une soirée dédiée à l’acquisition du langage et au bilinguisme a ainsi été organisée début décembre. Elle a réuni une cinquantaine de professionnels (assistantes maternelles, enseignants, assistantes sociales du SLS, professionnelles de PMI…).

Initialement ouverte aux agents de la ville et du CCAS, ces derniers ont finalement préféré accueillir les intervenantes Lucile Rein (médecin généraliste) et Blandine Vedrenne (orthophoniste) lors de leur journée pédagogique pour toucher un plus large public. Suite à cette rencontre, le souhait de renouveler cet événement chaque année, en abordant à chaque édition un angle spécifique, a été exprimé.

Graphisme et aménagements scolaires

Face aux sollicitations des enseignants sur les questions d’acquisition du graphisme et d’adaptation scolaire, Émilie Galindo (ergothérapeute) et Isabelle Cheymol (orthoptiste) ont élaboré une série d’interventions à destination des enseignants de maternelle et d’élémentaire.

L’objectif : renforcer leurs connaissances sur les troubles neurodéveloppementaux et leurs impacts sur la scolarisation.

Si ce projet a été construit au premier semestre 2024, il n’a pas pu être déployé sur la fin d’année. Les premières interventions sont donc programmées pour le premier semestre 2025.

Par ailleurs, plusieurs groupes de travail poursuivent leurs réflexions sur de nouveaux axes d’intervention, notamment l’obésité pédiatrique et la psychoéducation pour les enfants atteints de TSA et TDAH.

Un suivi individualisé pour des arrêts durables

L’arrêt du tabac est un défi de taille, nécessitant un accompagnement structuré et adapté à chaque personne. Pour construire notre approche, nous avons mené une revue de la littérature scientifique afin d’identifier les stratégies les plus efficaces. Trois éléments clés ressortent comme déterminants dans la réussite du sevrage :

  • Un suivi régulier par un professionnel de santé, avec des consultations à 1 semaine, 1 mois et 1 an après l’arrêt du tabac
  • L’utilisation des substituts nicotiniques et thérapies cognitivo-comportementales
  • Le conseil minimal, une approche qui favorise l’engagement du la patient

Notre intervention repose sur le modèle de changement comportemental de Prochaska et DiClemente, qui souligne l’importance d’adapter le soutien et les outils aux différentes étapes du parcours d’arrêt. Par ailleurs, les témoignages de patients indiquent un besoin fort de personnalisation du suivi, tant sur la fréquence des rendez-vous que sur les ressources mobilisées. C’est pourquoi l’ensemble des ressources disponibles au PSIP sont mobilisables pour les patient en démarche d’arrêt : activité physique adaptée, atelier détente, café santé…

Depuis l’inscription de notre première patiente le 14 février 2024 :

75 personnes ont intégré le programme

dont 29 actuellement suivies

Un impact mesurable

L’objectif opérationnel du programme est d’atteindre 25 % de sevrages à un an parmi les tentatives d’arrêt, un taux aligné avec les études indiquant qu’un accompagnement efficace permet un succès dans 20 à 30 % des cas.

À ce jour, 15 tentatives d’arrêt ont été engagées, avec 9 patient·e·s actuellement en maintien d’abstinence, dont 2 approchant la barre symbolique de l’année de sevrage. Ces résultats encourageants confirment l’importance d’un accompagnement personnalisé et soutenu dans la réussite du sevrage tabagique.

Vers des pratiques plus durables

Des ateliers pour éveiller les consciences

En 2023, face aux sollicitations spontanées de plusieurs professionnels du PSIP, nous avons organisé trois ateliers de Fresque du Climat spécialement axés sur les enjeux de santé. Ces ateliers ont permis de créer une culture commune autour des liens entre écologie et santé, tout en amenant les participants à réfléchir à l’impact environnemental de leurs pratiques professionnelles. Cette prise de conscience a fait émerger une volonté collective de changement, à la fois sur le plan individuel et organisationnel.

Un groupe de travail structuré autour de cinq axes

À la suite de cette première étape, un groupe de travail a été créé début 2024, réunissant de plus en plus de participants au fil des mois.

Cinq grandes thématiques ont été retenues comme prioritaires :

Afin de renforcer l’adhésion et l’engagement de chacun, deux orientations ont été prises :

  • Refaire une présentation synthétique des liens entre climat et santé lors d’une plénière en milieu d’année.
  • Commencer par des actions ciblées sur les professionnels du PSIP, avant d’élargir aux patients.

Expérimenter pour mieux transformer nos pratiques

Sur les conseils d’experts, dont Alice Baras, autrice du Guide du cabinet de santé écoresponsable, nous avons choisi une approche pragmatique : mettre en place des expérimentations concrètes et mesurer leurs effets avant d’étendre les actions à plus grande échelle.

Cognitive Behavioral Stress Management Comprendre son stress pour mieux vivre avec

Qu’est-ce que le CBSM ?

Le Cognitive Behavioral Stress Management est un programme d’ateliers collectifs autour de la gestion du stress. Conçu pour être accessible, structuré et concret, il s’appuie sur des techniques issues des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) pour aider chacun à mieux identifier les sources de stress, comprendre ses réactions et développer des stratégies efficaces pour y faire face.

Développé par des chercheurs de l’université de Miami, ce projet a été adapté par Alicia Stagnitto, chargée de prévention et de promotion de la santé au sein du PSIP. Au-delà d’atteindre les objectifs de réduction du stress des participants ainsi que d’accroître leur confiance en eux face à des situations anxiogènes ; nous espérons renforcer leurs compétences psychosociales, c’est-à-dire leur capacité à faire face aux défis du quotidien, en leur apprenant à mieux se connaître, à gérer leurs émotions, ou encore à mieux communiquer avec autrui, entre autres.

Un premier cycle pensé pour les internes en médecine

Le CBSM a d’abord été conçu pour les internes en médecine générale du territoire, un public particulièrement exposé au stress en raison de la charge de travail, des responsabilités croissantes et de l’équilibre personnel à préserver. Lancé en janvier 2023, le projet a déjà connu six cycles, reflet de notre engagement à l’ancrer durablement.

Une adaptation pour les professionnels du PSIP

Fort de son succès, le CBSM a ensuite été proposé aux professionnels de santé du PSIP, dans le cadre de l’axe “Prendre soin des pros” de notre projet de santé.

Des outils concrets pour un mieux-être durable

Les participants explorent différents leviers pour mieux faire face au stress au quotidien, parmi lesquels :

Un accompagnement pour mieux se connaître, gagner en stabilité émotionnelle et préserver sa qualité de vie, dans un quotidien professionnel et personnel souvent exigeant.